J’ai peur.
ça devient paroxystique.
C’est la deuxième fois que cela m’arrive.
Mon cœur accélère son rythme.
Ma gorge se serre.
La tristesse se mêle à la panique.
Tout augmente.
Je pleure.
Je pleure.
J’ai peur.
Je crois mourir.
J’ai besoin d’air.
Je recherche les fenêtres.
Je marche sans assurance.
J’ai peur de tomber.
Peur de chuter de la fenêtre et en même temps
Et en même temps, un court instant je le souhaite.
Parce que la souffrance ici s’arrête,
dans la chute du corps.
Je reprends mes esprits.
Je regarde autour de moi.
Je suis toujours en vie,
toujours chez moi.
Et j’ai toujours envie d’être en vie.
J’ai peur de la fin, d’une fin pareille.
Et…et…
Finalement je sais que je veux vivre.
Alors je remonterai mes manches.
Ce sera dur mais parfois ce sera beau.
Parfois je serais seul et parfois des bras s’ouvriront devant moi.
Et je pleurerai
Et je hurlerai
Et je craindrais que tout se répète sans cesse
Mais jamais non jamais je ne veux cesser de vivre !
Je gagnerai. Oui je deviendrai l’homme le plus heureux du monde.
Y aura pas plus heureux que moi.
Et si y a quelqu’un d’autre et bien nous serons deux.
Et si y a quelqu’un d’autre et bien nous serons plus.
Et si le monde décide ça y aura plus de misère.
J’ai peur mais j’irais au bout de ma viectoire ! Et je le sais déjà… Je l’aurais.