Ma vie est une peine s’élevant à son entièreté.
Une entièreté d’affliction, de bafouement, de croyances que je suis l’épicentre des maux humains et que je mérite la mise à mort pour le simple fait d’exister.
Je ne peux m’en relever. Mon optimisme inhérent s’éteint avant ma longue vie.
Je suis né dans la joie, comment ai-je tourné à la plainte constante ?
Comment bien avant d’être âgé d’aujourd’hui 279 mois, j’ai pu pensé ça ?
Comment ai-je pu laissé faire ça ?
Ne te blâme pas coeur blessé. Tu as mieux à faire que tes cellules soient rongées par l’enfer.
C’est là, aujourd’hui, que je jouis réellement de la saveur de cette Loi qui régit tous les phénomènes et manifestations de la vie.
Lorsque je la mêle au désir ardent d’être heureux ici et maintenant, sans jamais régresser d’instant en instant alors je goûte au bonheur en ce monde.
Ma vie de merde n’est qu’une réalité parmi tant d’autre et il ne tient qu’à moi d’en changer.
Tout ce qui est souillé, impur, déjections abjectes en moi, dans mon coeur, dans ma tête, devient le composte d’où la graine oubliée jaillira le Sécoya que je suis vraiment.